samedi 12 décembre 2015


RAPPORT D'ACTIVITES GARDECHE ETE AUTOMNE 2015

Pour mémoire.
Comme vous pouvez le constater depuis de nombreuses années, je n'indique pas les coordonnées, cheminements ou lieux où se trouvent les cavités que je trouve ou celles où m'invitent d'autres spéléos.
C'est le premier geste pour les protéger. Libre à tout spéléo intéressé de me contacter pour participer.

De même le titre par lui même évite les mots clés racoleurs indiquant le type d'activité et les lieux précis (cf: gardèche pour Gar.. et Ardèc..). Le temps est fini où les publications papier n'informaient que le milieu spéléo. Avec Internet, dans le mois qui suit une diffusion, ce peut être des centaines de milliers, voire des millions d'internautes qui peuvent lire votre article suivant les mots utilisés en particulier dans le titre. Comment dans de telles conditions peut on espérer gérer la protection des cavités?

Arrivée le 1er juin à Bouc.

Samedi 6.  En prévision de la venue de Fred je fais un saut à Baume Salène pour voir le niveau des eaux.
L'entrée en période de sécheresse. Ce n'est pas le cas aujourd'hui!
Réouverture comme d'habitude du bouchon de sable donnant accès au court circuit de la première zone siphonnante. Je suis la rivière jusqu'à la dernière voûte mouillante juste avant le siphon terminal. Seul, je n'ose la passer car elle est vraiment limite et avec ses lames et son fonds qui varie suivant les années. Ce ne serait pas prudent.

Dimanche 7 et mercredi 17.  Bartasse sur le secteur d'Aubarine.

Lundi 22 après midi. Je vais rééquiper la diaclase au fond de la Grotte des Nordistes chez les Sudistes (GNS) et nettoyer le dernier tir que j'avais fait l'an passé en partant.

Samedi 27. Jean Bernard ayant fait des tirs dans une perte de lapiaz (Perte du Souriceau) que j'avais trouvé avec lui il y a un an du côté de l'aven Crégut (St Paul), on extrait un bon tas de caillasses et il refait un tir paille. Il en refera un le jeudi suivant.
L'entrée.
Dans le secteur on constate que nos copains bessègeois sont dans la dèche!

Début juillet: Fred est en vacances à côté de chez moi.
Je me suis arrangé pour me libérer au mieux des travaux et pouvoir faire avec lui pas mal de sorties en fonction de ses disponibilités familiales.

Mardi 7. Je l'emmène à Baume Salène: une belle découverte pour lui du milieu aquatique avec ses longues voûtes mouillantes (l'eau a baissé de quelques centimètres par rapport à début juin, mais le niveau reste haut).
Je pense qu'il s'est régalé dans la rivière (voir sa vidéo publiée en septembre). En tout cas, moi qui avait l'habitude d'aller speed dans la rivière, j'ai du passer la cinquième pour le suivre. Il y surfait tel un dauphin. Ah, ces jeunes!
Passage de la dernière voûte mouillante, on laisse le siphon sur la gauche et escalade glissante vers l'étroiture qui donne accès aux grandes salles terminales superbes et entre lesquelles depuis peu j'ai tendance à chercher vainement le passage clé. Ah, ces vieux!

Jeudi 9.  J'amène Fred à l'aven du Charnier où Jean Bernard a fait une grosse désob et où nous avions progressé dans le conduit inférieur où s'écoule le ruisseau. Au fond: CO2...
                                              
                            Dans l'entrée du Charnier.                            Accès au couloir inférieur.
Puis direction l'aven de Lacham, encore un aven oublié. Le CO2 est là aussi présent dès le fond du puits d'entrée.
                                   
                                        L' entrée.                                                      Le puits.
On va quand même au fond de ce réseau très gras. Moi qui pensait cette année y travailler au fond, cela me fait réfléchir...
Sur le chemin du retour, je lui montre une petite zone où j'avais attaqué un trou ( le Totem) et ouvert une courte galerie et deux autres petits trous à côté. Plein d'ardeur, Fred veut en découdre avec l'un deux. Résultat: 2,50m de première. Oui je sais, on est pas au Mexique...
En fin d'après midi on passe à Baume Nègre sur Allègre les Fumades où de temps en temps je m'acharne au fond de ce long couloir.

Vendredi 10. En fin de journée, je fais un saut à la GNS pour vérifier s'il n'y a pas d'eau afin d'y emmener Fred.

Dimanche 12.  Après midi. Direction La Bruguière où j'avais commencé à agrandir l'entrée d'un aven ("l'Assiette"?) pour mes amis Maryse et Roger. C'est l'occasion de mettre en pratique la technique des pailles (6 tirs) avec Fred. Il faudra encore un  tir.

Mardi 14.  Dès le matin nous sommes de retour sur cet aven où Maryse et Roger nous rejoignent. En fait ce n'est pas l'Assiette comme je le pensais, il n'a pas de nom. Du coup Roger veut y associer un de mes surnoms. Ce sera: " l'IsatisRe2cou" ? Bon je veux bien...
L'oeil perçant et malicieux de l' Aigle du Bouquet: Roger nous observe.
On fait le tir et cela passe. Je m'attends à un P15 comme souvent sur ce petit plateau et on envoie Fred en première. Hélas au bout de plusieurs mètres de descente une autre arrivée en plafond a modifié l'allure du puits et créé un rétrécissement. Je rejoins Fred et Roger, me déséquipe pour essayer de forcer le passage mais rien n'y fait. Avec la présence de CO2 me dégager de ce passage est pénible. Il faudra revenir si les équipiers de Roger ne s'y attaquent pas.
Repas de midi super sympa et amical comme d'habitude chez eux, mais il faut bien les quitter car suite à ce contre temps je souhaite aller à la GNS avec Fred.
Là, c'est autre chose. Comme disait Gaetan: "ce ne sera pas une classique, c'est un trou à la belge" , étroit tout du long. Et pour cause je ne suis pas dans un club belge pour rien...
Au fond du réseau, je suis en arrêt sur rien. De la première en perspective pour Fred.
Au dernier croisement des diaclases, on attaque celle de gauche. Je m'y étais déja engagé sur plusieurs mètres jusqu'au croisement où elle se dédouble, mais seul, il était nécessaire d'équiper en fixe "sécurit".
Avec Fred, cela change la donne et en plus il aime l'oppo. Il se lance dans celle de droite dont on voit le bout qui semble se fermer. Effectivement on bute sur une arrivée de surface bouchée. En m'engageant sous le plancher de cette diaclase, je trouve d'ailleurs un crâne de canidé.
Fred, peu rassuré sur un fin plancher stalagmitique en milieu de diaclase.
Sous ce plancher.
Je m'engage dans la diaclase de gauche plus étroite, hélas elle se pince rapidement et semble tourner vers une diaclase qui se trouve au carrefour précédent d'où le courant d'air arrive. Y aurait il une relation?
On revient au dernier croisement et on s'engage dans la diaclase de droite que j'avais commencé à équiper en fixe pour mes incursions en solo. 
Ah, ces diaclases où il faut passer en hauteur sans assurance.

Je fais passer Fred en premier, en oppo, on avance en descendant dans la diaclase jusqu'à son plancher, puis Fred remonte en progressant dans celle ci jusqu'à un imprévu qui me coupe les bras. J'aurai la réponse quelques jours plus tard en surface. On rebrousse chemin et choqué,j'en oublie de faire quelques photos et d'en profiter pour planter quelques goujons pour l'avenir. Mais bon j'espère que Fred sera là l'an prochain.

Vendredi 17 matin.  Avec Fred, on va à la grotte de la Méduse. Belle cavité légèrement grasse. Un seul regret, les inventeurs auraient pu retirer leurs déchets multiples. En plus je n'avais pas de kit...
Fred équipe comme à l'entraînement.
                           No comment !                

Après midi visite de l'aven Estevan. Très belle cavité où les inventeurs ont fait un travail exemplaire de balisage.
                                                 
 Au retour je lui montre le site de l'aven des Trois Félés que j'avais ouvert avec Daniel et Jean Bernard en 1991. Maintenant bouché naturellement par les crues du ruisseau, mais où régulièrement je réouvre un petit trou souffleur en relation. 
Aujourd'hui il est bien bouché. je l'ouvrirai en revenant demain.

Dimanche 27.   Fred est parti. Après midi balade au dessus de la GNS et désob de deux petits départs sans suite.

Début août du 4 au 18.  Je consacre cinq séances au P44. Un beau couloir en pente sur 4m, largeur 1,5m qui s'enfonce dans le haut du massif d'Aubarine. Il me fait un peu penser à l'entrée de la grotte du Mistral (rive droite de la Cèze). Mais hélas bouché et sans courant d'air. Je retire beaucoup de gamates, mais fini par abandonner la galerie relève plus de l'effondrement de blocs. Elle ne semble pas continuer et l'hypothèse du puits ne semble pas évidente.

Samedi 29.  Bartasse vers la Barbette pour retrouver un ancien trou. Mais en plus de quinze ans, la végétation a bien changée. Je trouve plusieurs trous connus, mais pas semble t il celui recherché.

Lundi 31.  Après six ans d'absence à mon aven du Gant Vert, je me décide à y remettre les pieds. Toujours aussi étroit! La GNS serait de la rigolade à côté surtout quand c'est pour y travailler. En 2009, je m'étais arrêté dans l'étroit P3 sur un rétrécissement d'environ 2m que j'avais commencé à attaquer. Me voici à pied d'oeuvre: nouveau tir. Pour mémoire chaque tir nécessite de ressortir de la cavité avant .
L'entrée TRES étroite.


Vendredi 4 et dimanche 6 septembre.  Bartasse vers le Grand Serre où je retombe par hasard sur le Papiamarc que j'avais trouvé il y a vingt ans environ.

Dimanche 20.  En fin d'après midi, je file au Gant Vert pour agrandir "chirurgicalement" la sortie car j'ai la dernière fois franchement galéré pour sortir de ce puits d'entrée infâme.


Mardi 22.  Je rejoins Jean Bernard à l'aven du Sourriceau pour une longue séance de gamates à remplir
           Vider et revider le couloir......            
Hélas la suite verticale est vraiment trop étroite pour s'engager dans un tel chantier, surtout pour retomber dans un réseau existant.
La faille verticale vue de dessus.

Jeudi 24. Fin d'après midi.  Bartasse vers l'aven Max. Je trouve pas loin un petit trou, mais sa désob ne donnera rien de flagrant.

Vendredi 25.  Je descend à l'aven Max pour répertorier les salamandres. Je n'en retrouve qu'une: une nouvelle que je ne connaissais pas. Cela en fait quatre dans l'aven, plus la présence de deux crapauds.
La nouvelle.
J'installe au sol dans un coin une bâche noire en vue de leur créer un petit bassin qui se remplira avec le ruissellement et sera un petit espace de vie pour les insectes et donc de nourriture mais aussi de ponte si tant est qu'il y a au moins un couple.

Dimanche 27.  Après midi au Gant Vert. Je pose un échelon métallique sous l'étroiture verticale au milieu du P2. Un peu de confort tant à la descente qu'à la remontée n'est pas superflu.


Vendredi 2 octobre.   Les quelques jours de pluie m'ont empêché de retourner au Gant Vert . 

Lundi 5.  Nouvelle descente au Gant Vert. Ce n'est pas encore gagné.

Vendredi 23.Après midi.  Gant Vert: séance de perçage et élargissement au P3, et au trou de serrure de la salle d'entrée(sa sortie en pente remontante sera un peu moins extrême surtout avec un kit à pousser devant).


Dimanche 25. Après midi.  Avec Jean Bernard, nous allons aider Thierry sur un de ses avens pour une séance aux cartouches de scellement Hilti.

Lundi 26. Après midi.  Je profite de quelques jours sans pluie pour aller à la GNS déséquiper. Le réseau est bien gras avec des laisses d'eau. Avec mes chaussures gonflées d'argile, je n'aime pas trop déséquiper en appui sur des petits bouts d'équerre à mi hauteur des diaclases.

Vendredi 30.  Je vais faire une paire de tirs à l'aven de Thierry.

Dimanche 1 novembre. Matin.  Nouvelle séance de perçage au fond du P3 au Gant Vert.

Samedi 7. Matin.  Nettoyage.

              Après midi. Retour et perçage au fond du P3.

Dimanche 8. Après midi.  Nouvelle séance de perçage au fond.

Mercredi 11. Descente au fond du P3. Cette fois c'est bon. Je passe un peu serré la nouvelle étroiture et gagne ainsi environ 6m par rapport au début de l'agrandissement de ce passage.
Le passage vue de dessous.
Une arrivée parallèle élargit nettement le puits, mais l'incline vers la gauche, avec en bas de pente une nouvelle étroiture entre des lames.
Dans cette partie du puits les parois ont changé. Cela donne l'impression d'être dans une autre cavité.
J'arrive à m'introduire entre les lames mais sans passer totalement.
Le passage entre les lames.
Derrière celles ci: une autre petite arrivée en plafond et deux petits puits:
* en face: petit puits qui semble colmaté à -1m
* en dessous: le puits redémarre  sur plusieurs mètres mais semble bouché en bas.
Le P4.
Il ne faut pas se leurrer. Il y a encore du travail. Mais malheureusement, il n'y a toujours pas de place pour travailler à deux. De plus il n'y a pas non plus de travail pour deux dans ce genre de désob.
En remontant, je m'aperçois que les parois du fond du P3 ne sont pas sûres: des lames épaisses ne semblent tenir que par l'argile qui a rempli leurs fissures.
Je remonte prudemment avec l'intention de faire un prochain nettoyage.
TPST: 6h30

Vendredi 13. Matin.  Nouvelle descente au Gant Vert et nettoyage des parois dangereuses. Il reste un bloc bien placé pour les pieds à la sortie de l'étroiture verticale que je n'ai pas encore enlevé: prudence.

Dimanche 15. Je rejoins Thierry pour une séance tirs pailles et désob sur son aven.


Mardi 17.  Dernière descente pour la saison afin de déséquiper le Gant Vert.
Avec deux kits pour environ 20 kilos il me faudra 2h05 pour parcourir les 50m environ de développement dont 80% de verticale...
Record à battre. Entraînes toi Fred.
Ce sont les derniers jours. Plus question de descendre sous terre.

Samedi 28. Après midi.  Je m'octroie une dernière ballade du côté du Gant Vert. Je tombe sur deux premiers trous dont un qui a déjà été travaillé sans résultat..
En remontant une zone escarpée il me semble avoir accroché du regard une petite anomalie. Je fais un pas en arrière et effectivement, je devine à 2m une légère anfractuosité derrière un maigre arbuste. Je n'imagine même pas un trou, vraisemblablement une roche éclatée et écartée. Par conscience professionnelle, je m'approche pour être sûr qu'il n'y a rien d'intéressant. Il me faut vraiment être le nez dessus pour découvrir un joli petit trou 20x40cm en forme d'olive.
Le trou à l'origine, baptisé: "Aven jan".
Je m'allonge entre la paroi et l'arbuste et découvre un puits dans la suite.
Vite je sors ma frontale et me rends compte qu'il est étroit mais large et semble s'ouvrir plus bas.
Quelques cailloux lancés dedans me laissent espérer peut être un 30m. En plus le puits résonne ...
Bien entendu, c'est toujours quand on doit partir!
Du coup, je décale déjà d'un jour mon retour et préviens Jean Bernard.

Dimanche 29. Après midi.  je me rends sur le trou et commence à élargir l'entrée.

Lundi 3. Après midi.  Jean Bernard n'ayant pu venir hier, je le récupère en route. J' élargis encore un peu. Ce coup ci cela passe, malgré une entrée étroite sur 30cm.
Je commence à descendre le puits un peu étroit sur les premiers mètres mais bien large. 
En surface le chef surveille ma progression.
Enfin il s'ouvre franchement dans les deux sens avec des parois couvertes de coulées et descend de 20 mètres direct avec un léger pendage.
Le fond est bouché: remplissage de pierres. Un petit rideau de stalactites protège une petite niche dont je dégage le passage.
Le fond.
La suite nécessiterai de longues séance de remontées de pierres. A voir... Ce nouvel aven porte le nom de:   "Aven Jan".

                                                    Comme quoi les travaux ne manquent pas et les espoirs qu'ils suscitent sont une excellente motivation. qui nous fait positiver.

                                                     Pour mémoire, j'en suis à ma 44ème sortie dans la Grotte des Nordistes chez les Sudistes (GNS) depuis 2010 (ajoutez y les séances de Jean Bernard).
Quant au Gant Vert depuis 1989, année ou je l'ai attaqué, c'est ma 56ème sortie en solo, avec des périodes de mise en attente. En effet un désobeur a toujours X chantiers en cours et à certaines périodes certains prennent le pas sur d'autres.


Patrick S.


Participants  (*): Maryse & Roger B.   Jean Bernard B.   Frédéric C.   Thierry G.   Michel V.




(*): Pour que mes amis ne se retrouvent pas sans leur accord avec leurs photos sur les sites: < plus de photos pour.......(leur nom) >, je n'indique plus que leur prénom.









































samedi 7 novembre 2015

Haute Savoie novembre 2015

Le club de l'ULS organisait un camp de 4 jours en Haute Savoie.

Nous étions 5 à prendre la route le samedi 30 octobre jusqu'au gîte "Les mésanges" se trouvant à Thônes.

Le programme était:
-Dimanche: traversée Merveilleuse - Vertige
-Lundi: traversée 3béta - La Diau
-Mardi: canyion Montmin
-Mercredi: la grotte des Verts luisants.

 D'après Pierre C., le dimanche était une petite mise en jambe. Seulement au retour, nous avons suivis Tom L. et nous avons fait une grande mise en jambe (un détour mais pas de regrets). La vidéo de la traversée est en construction.

Lundi était la traversée de la Diau (notre objectif principal). Pierre, Tom et moi-même étions à l'équipement et déséquipement, l'équipe tournait bien. Nous avons eu de la chance avec le temps toute la durée du camp et cela nous a permis de faire la traversée sans ce faire de soucis.
C'était pour moi, l'occasion de faire la grotte que mon père m'avait tant parlé. Seulement nous n'avons pas eu l'occasion de voir le porche de jour car nous sommes sortis en soirée et en novembre, il fait vite noir. (Pas d'image).

Le jour suivant après un repos bien mérité, nous avons pris la route pour faire un canyon noté 3h. Il nous a fallu 1h45 pour le terminer. Il était assez sympas, tobogan, saut et corde.


Pour le 4ème jour, je n'ai malheureusement pas pu suivre mes compagnons suite à une douleur aigue dans le dos. Visite chez le médecin, pharmacie, ...
Ils seront donc à 4 pour faire le Vers luisants.

Nous rentrons tous le jeudi avec de merveilleux souvenirs.

Frédéric Courcelles

Participants: Pierre C, Tom L, Thilbaut, Florence J. et moi-même.

jeudi 15 octobre 2015

Brevet A

Passage du Brevet A à Villers le Gambon, le samedi 10 et dimanche 11 octobre 2015.

Parti le vendredi soir, après avoir fait un tour au club, Fred et moi sommes partis pour Villers le Gambon pour monter la tente et être en forme le lendemain pour le passage de la première partie du brevet qui se passait dans une carrière désaffectée.
Tous les candidats au brevet ont commencé vers 11h30 à un endroit différent de la carrière.

Le parcours devait être réalisé en maximum 6 heures et pouvait être éliminatoire si on dépasse ce temps.

Après délibération des encadrants, ils nous ont précisé dans quelle grotte nous allions descendre le lendemain. Pour ma part, je suis allé dans une bonne partie du réseau de Fresnes. Ce qui est pour moi, pour l'instant, la plus belle grotte que j'ai faite.

Le lendemain, nous sommes descendus dans la grotte indiqué le jour précédant et nous y sommes restés plus ou moins 4 heures. Ensuite, on s'est fait rendez-vous à la maison de la spéléologie à Namur où là, les encadrants ont fait leurs délibérations finales et la remise des brevets.

Ce weekend là, j'ai réussi mon brevet et j'ai appris de nouvelles techniques.

C'était un weekend super agréable.

Je remercie les encadrants, organisateurs du weekend et surtout Fred qui m'a appris les techniques de spéléologie qui m'ont permis de réussir ce Brevet A.

Quentin Naessens.

mardi 22 septembre 2015

GARDECHE - Beaume Salène

Je vais profiter des vacances en famille au camping d'Allègres les Fumades pour faire quelques sorties avec le Gardech'ti.

C'est avec beaucoup de plaisir que j'accompagnais Patrick. Et les quelques sorties en sa compagnie m'ont été très enrichissante. J'ai pu apprendre à élargir une entrée à la paille et en apprendre la confection.

Notre première sortie fût une petite mise en jambe ou plutôt mise à l'eau. C'est la visite de Beaume Salène. Jolie grotte aquatique avec deux grandes salles concrétionnées au bout du réseau.
Nous sommes rentrés par le passage supérieur et ressortis par la Beaume. Avec les bottes remplies d'eau, j'étais content d'avoir mon bidon étanche pour traversé la rivière.



Pour notre deuxième journée, nous irons faire un tour dans le Charnier, L'aven de Lacham et une désob au Totem 3.
Pour le charnier et Lacham, nous descendrons jusqu'aux chantiers mais nous remontrons aussi vite, le CO2 étant de la partie. Etre essoufflé en remontant le P13 à l'entrée.
La désobstruction du Totem 3 nous emmènera pas très loin, ça se rétréci trop vite après 2m50.



Troisième sortie, Patrick devait ouvrir une entrée pour des spéléos du coin. C'est l'occasion d'apprendre à utiliser les pailles. On se mit au travail et après plusieurs pailles, le passage s'ouvre sur un puits assez engageant. Comme le chantier n'était pas celui de Patrick, nous ne sommes pas descendu et avons prévenu Roger et Maryse.
Ils nous ont gentiment proposé de descendre avec eux le mardi suivant.

Mardi arrivé, nous allons cherché les inventeurs de la grotte qui n'avait pas encore de nom à ce moment là. Ils décideront de l'appeler Lyssatirdecoup (a vérifier l'orthographe).
Je suis descendu en premier dans le puits sur une dizaine de mètres (merci à Roger et Maryse pour cette première) pour arriver sur un palier. Ensuite cela se rétréci et descend encore +- 4m. C'est Patrick qui fera la descente mais c'est trop étroit, il faudrait travailler au fond afin de continuer. Nous remontrons avec un peu d’essoufflement (he oui, encore du CO2).

Frédéric Courcelles

lundi 20 juillet 2015

Beaume des cretes

Pour notre troisième journée au mois de mai, nous descendons dans le gouffre de la beaume des cretes.

Nous descendons jusque dans le collecteur pour remonter l'aval en escaladant les deux cascades.



Participants: Pierre, Tom, Matéo, Thilbaut, Marie et moi même

Frédéric Courcelles

mardi 26 mai 2015

gouffre pouet pouet

Pour notre deuxième descente, nous avons choisi le Gouffre POUET POUET.

Nous serons 6 pour cette deuxième journée, Marie se repose afin de nous accompagner le 3ème jour.

Voici une vidéo donnant un aperçu de la descente et du collecteur jusqu'au siphon aval -160m.
Participants: Tom, Matéo, Thibault, Pierre, Benjamen et moi même.

Frédéric Courcelles

jeudi 21 mai 2015

Mont Ratey

C'est à 15 que nous partirons en direction du Doubs, 7 spéléos et 8 randonneurs.

Ce sera la première grotte que nous ferons pour notre weekend dans le Doubs. Je voulais faire celle-ci en priorité après m'être arrêter 2 fois de suites lors de mes précédente visites, juste avant la partie concrétionné. C'était la grande frustration.

Nous irons donc visiter la galerie de la toison d'or et profiterons de ce beau spectacle.



Participants: Matéo, Tom, Thibaut, Pierre, Marie, Benjamen et moi même.

Frédéric Courcelles

samedi 2 mai 2015


Petit Rapport GARDECHE Printemps 2015

Jeudi 19 mars. La propriétaire de mon ancien camping m'avait signalé en début d'année avoir, lors de                                  travaux, ouvert et rebouché certains trous, dont un sur lequel elle a mis une tôle. 
Je me précipite quelques jours après mon arrivée, hélas le trou avec la tôle étant en plein milieu d'une route a été recouvert! Par contre à 15 mètres il y a un petit aven que je ne connaissais pas, juste derrière un mobil home. Y aurait il une connexion? Je reviendrai équipé.

L'entrée
Dimanche 22 mars. En fin d'après midi, pour se relaxer, bartasse derrière Aubarine. Je trouve à l'angle d'un                                 petit ranc de falaisette un départ sans intérêt: 2,50m.
Je passe par la récente aire de nourrissage des rapaces, mais c'est plus de 100 corbeaux qui s'envolent au fur et à mesure de mon approche. Si maintenant on nourrit les nuisibles...
Je fais le détour par ce trou que j'ai appelé le P44 (rien à voir avec l'hypothétique profondeur d'un puits).   Un départ qui doit être intéressant positionné assez haut et formé d'un couloir descendant de 3 mètres qui s'enfonce dans le massif. Il serait grand temps que je m'y attaque. Un de plus...

                                                     
               Entrée du P44                                                                    Le départ du couloir du P44

Vendredi 27 mars. Retour à l'aven du camping. 
                             Petit puits d'entrée de deux mètres, en face une petite conduite forcée que je dégage de ses blocs pendant une heure pour arriver sur un pincement. En l'absence de courant d'air je laisse tomber. Juste avant sur la gauche une autre petite conduite coudée avec invisible un petit ressaut et semble t'il un petit courant d'air; à revoir éventuellement, d'autant qu'il peut se diriger vers le trou de la tôle.                   
Le puits d'entrée se poursuit sur la droite par un éboulis de terre très pentu sur environ cinq mètres. 
En bas le petit réseau se divise en deux. a gauche en revenant en arrière une courte galerie donne sur une faille très étroite (corde bien utile) de trois mètres mais sans suite.
En face, la galerie se poursuit sur moins de dix mètres jusqu'à une étroiture donnant sur un ressaut glissant (sortie délicate, corde préférable!). En bas du ressaut, plusieurs diverticules concrétionnés. En passant au dessus du ressaut la galerie continue: étroiture, puis galerie remplie d'argile et plancher stalagmitique en surface formant laminoir. Je passe deux heures à casser sur deux mètres de long le plancher et creuser l'argile pour avancer.
Je reviendrai le 11 avril pour gagner deux nouveaux mètres dans les mêmes conditions. Deux mètres plus loin le laminoir donne sur un coude vers la gauche et avec semble t'il une petite arrivée de surface à droite. Le tout forme un gour en cascade. Pour y accéder il faudra soit faire sauter des blocs fichés au sol ou s'attaquer au plafond. Mais il ne semble pas y avoir de courant d'air...
                                               
                Don't Disturb!                                                           Nombreux anneaux d'excentriques.

Jeudi 2 avril. Avec Jean Bernard, on a convaincu Philippe (dit le Zombie) en congés pour quelques jours, à                       venir nous donner un coup de main pour la journée à l'aven des Guêpes. A trois, on dégage ferme: je déblaie au fond, Jean Bernard et Philippe remontent les gamates. Nous arrivons enfin au bout de la pente d'accès. Nous avons vidé environ huit mètres depuis le début et sommes désormais à l'aplomb du puits, rempli de blocs bien entendu... Sur la droite, une petite conduite de surface arrive en plafond.
 Ce qui est intéressant c'est que maintenant ce sont des blocs et non de la caillasse de toute taille et de l'argile comme dans la pente de remplissage. La petite conduite a du vraisemblablement nettoyer le fond de cette pente et emmener entre les blocs l'argile du bas de pente.
Maintenant le problème est de savoir le diamètre du puits; car s'il fait plus d'un mètre, il faudra retailler le bas de la pente, et plus il sera large plus il faudra revenir en arrière ...

Aven des Guêpes.

Mardi 14 avril. Début d'après midi. Il fait beau, j'en ai marre de bosser à l'intérieur et je remonte vendredi                            dans le Nord. Voilà de bonnes raisons pour aller sur le terrain.
Direction Labruguière sur les terrains d'activités de mes amis Maryse et Roger, pour y agrandir l'entrée de leur aven impénétrable de l'Assiette (1). J'avais commencé le travail en novembre dernier en galérant dans une roche de surface fissurée et peu sensibles aux effets des pailles. Je ne pensais pas avancer beaucoup, mais travaillant un peu plus bas j'avais une roche déjà plus compacte et obtenais d'excellents tirs pour arriver en bout de pente sur le bord du puits vertical et de forme ovale, estimé à 10 - 15 mètres. 
Il n'est malheureusement pas passable, à moins de se casser le dos; il faudra élargir pour pouvoir se retourner.
A l'avant dernier tir, je vois arriver mon Roger en tenue de désobeur. Il a entendu mes tirs alors qu'il travaillait à 300 mètres de moi dans un trou qu'il ouvre. (1): il me signale qu'en fait je ne travaille pas sur l'Assiette qui est un peu plus loin, et qu'il faudra donner un nom à cet aven...
Le puits est au bout du pied!

Participants: Jean Bernard, Philippe et Patrick




lundi 9 mars 2015

Trou bernard

C'est a nouveau que nous sommes partant pour sortir avec l'ULS.
Malheureusement, nous n'avons pu nous ajuster à leur heures. Nicolas devait rentrer (normalement plus tôt). Avec les travaux sur la route et la déviation, nous mettrons 4h pour revenir à la place d'1h30.

Nous rentrerons donc à 3 membres de la cordée jusqu'à la cave et nous allons voir une partie du number two. Nous croiserons les 13 personnes du groupe d'ULS. J'avais jamais vu autant de monde au fond de ce trou.

Dans le number Two, le passage avant la baïonnette aura raison de nous.
J'ai effectué 3 essais  dans cet étroit boyau et à chaque essai je m'enfonçais plus loin. Il faudra que nous y retournions pour dompter cet endroit. A tout les lecteurs, si vous avez un conseil sur ces passages, laissez un commentaire (ils seront les bienvenus).

Je vous met une petite vidéo de la descente jusqu'à la cave et un petit regard du number two. On ne voit pas l'endroit vraiment étroit (plus de batteries).



dimanche 1 mars 2015

sortie du 22 février (traversée Chawresse Véronika)

Je rejoins le club de l'ULS au point de rendez vous. Nous serons 5 pour effectuer cette traversé.

Je pourrais donc essayer pour la deuxième fois la caméra Go Pro mais cette fois-ci dans des espaces plus restreints.

Je peux considéré que c'est ma première sortie dans la Chawresse car ma précédente visite s'était arrêté à quelques mètres de l'entrée pour ensuite faire Véronika jusqu'à la jonction et revenir (des fous du rampings).

Nous avons effectuer la traversée sans y avoir amené de Topo avec nous. Renaud l'avait faite une fois et j'avais la topographie en tête grâce au livre publié par Pol De Bie accompagné de la topographie de SC Avalon.

Je vous fait part du petit montage vidéo que j'ai pu réaliser (attention au clostrophobes).

Participants: ULS (Renaud, Pierre, Benoît et Thierry) et moi-même.

Frédéric Courcelles