mardi 14 mai 2019


 Réseau Bernard Magos
Grotte de Barjac.

Comme prévu, la sortie du livre approche fin mai début juin.
Une centaine de pages et 105 superbes photos de cette exceptionnelle cavité.
Un incontournable dans toutes les bibliothèques des spéléos belges.
               "On a tous quelque chose de Bernard Magos".



Le livre est à un prix très abordable de 14,90 euros.
Il peut être commandé directement à Spéléo Magazine
8, Avenue de l' Eygala     38700 CORENC
Le port pour la France serait de 7,10 euros.



dimanche 14 avril 2019

RAPPORT GARDECHE 2018

         La Cordée a toujours publié toutes ses activités dans sa revue Le Gratton depuis  près de 50 ans. Dès 1982, j'ai suivi cette pratique en publiant tant mes activités concernant nos visites souterraines, que mes expériences en désobstruction avec les cartouches de scellement depuis 1996 (rapport Gratton n° 141 de 1999) et avec les pailles (rapport Gratton n° 179 de 2009). Il est vrai qu'après la technique archaïque du marteau - burin, ces nouvelles techniques nécessitaient un échange d'expériences avec les spéléos pratiquant la désobstruction.
Concernant les visites de cavités, j'ai pris depuis longtemps l'habitude de ne plus donner les informations sur l'accès ou le lieu, afin de protéger celles ci d'une fréquentation de masse.
Tant que nous publiions sur un support papier, la diffusion se faisait entre clubs spéléos sensés et respectueux. Depuis le "blog", la moindre information peut être lue partout dans le monde, dans la minute qui suit sa publication et par n'importe qui et donc sans contrôle.
Des agissements intolérables intervenus en 2017 sur une belle cavité du Gard, m'ont amené à encore plus de prudence.
C'est ainsi que depuis deux ans, je commence (comme pour les chiens) à ne donner qu'un seul nom par année à tous les trous que je trouve. Ainsi en 2017, c'était "Borne" : soit B1, B2, B3.....etc (pour info: il n'y a pas de borne à côté de ces trous). En 2018, c'était "Charbonnière": soit C1, C2, ....etc (il n'y a pas plus de charbonnière). Je peux ainsi parler sans risque à quiconque de mes trous. Libre à lui s'il veut chercher autour des bornes et autres noms toponymiques, avec en plus le risque de mélanger les infos entre les différents "B"...., "C"...
Pour 2019, ce sera "D" comme "Dolmen". Pour l'instant, je suis à D0 ! faute de découverte et de temps à consacrer à la prospection...

"Réseau Bernard Magos" (Photo Serge Caillaut)

L'année 2018 a été très riche, trop riche par les travaux engagés avec Guido Goossens et Nicolas Richardeau sur une cavité française majeure: le "Réseau Bernard Magos" (pour la communauté spéléo), appelé: "Grotte de Barjac" (pour le grand public).
Cette cavité m'a "mangé",comme pour mes deux collègues, beaucoup de temps (plus de 60 visites sur le site en un semestre, soit 2 à 3 fois par semaine, avec à chaque fois 2 combis, 2 paires de chausses et 2 à 3 paires de gants suivant les activités). Temps consacré certes à l'exploration (encore en cours actuellement), mais d'abord à sa sauvegarde et sa protection, à la topographie, à la mise en oeuvre de l'information par de nombreuses séances photos et film par des pros de l'image souterraine, ainsi qu'une forme d'inventaire du concrétionnement par plusieurs milliers de photos en vue d'étude ultérieure par de véritables scientifiques et de projections.
Je ne rentrerai pas dans les détails de ces séances effectuées avec mes collègues, vous les trouverez en partie dans la revue "Spéléo Mag".

Nous ne sommes pas là pour satisfaire notre "ego" d'inventeurs mais pour sauvegarder cette cavité, qui si elle n'avait pas été ouverte et déclarée, aurait été à très brève échéance  en grande partie involontairement détruite.
Un livre étant en préparation pour sa sortie avant la fin de ce premier semestre, je préfère vous laisser découvrir des photos de qualité avec celui ci quand il sera publié.
Juste en fin de rapport, une sélection très réduite de sept photos.
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En fin d'année 2017, en prospectant près d'un aven où l'on travaillait avec Jean Bernard, je trouve deux petits trous centimètriques et insignifiants que j'entrouvre légèrement. Puis une autre fois dans le même secteur un trou impénétrable de plusieurs mètres de profondeur dans un lapiaz. J'indique ce dernier à J.B. mais lui indique par erreur, l'accès aux deux premiers... Il tombe sur l'un des deux que j'avais honnêtement complètement oublié bien que je l'avais nommé B15, et il l'agrandit un peu plus.
Ayant abandonné pour quelques temps, faute de bras, l'aven précédent, J.B. s'attaque seul à la désobstruction de ce trou. Je lui donnerai, faute de temps, qu'un seul coup de main au mois de mai. Heureusement Philippe l'aidera lors de sa venue dans le Gard. En fin d'année, il était à - 8 mètres, après avoir remonté une quantité de seaux d'argile et de pierres.
L' entrée
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Le B2. Trouvé en 2017 (voir Rapport Gardèche 2017) s'est lui aussi trouvé délaissé: seulement 6 visites en 2018 !
Visites consacrées: - à l'élargissement de la fenêtre en bas du P3 et donnant accès dans le plafond de la diaclase de 6m,
          
                            Mise en protection de la diaclase concrétionnée du dessous lors de 
                                                    l'élargissement de la fenêtre d'accès.
( Planche, Mousse, plastique).
La fenêtre élargie. (Cela reste étroit, vous me connaissez...).

                               - à l'évacuation des gravats accumulés à force de pailles et leur remontée pénible de -14 à l'extérieur en passant dans cet étroit et gras P3, afin de garder une cavité présentable dans la suite. (Pousser au dessus de soi 2 petits kits sur bloqueurs remplis de gravats, il faut être maso !)
Petite idée du P3 en cours d'élargissement aux pailles (Genou à droite).

En fin d'année la diaclase était accessible sans en avoir détruit ses concrétions.
Que va me révéler en 2019 le fond de celle ci ? Toujours aussi gras et étroit ???
Une première descente en janvier me réserve de l'intéressant; à suivre.
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Entre mes visites au Réseau Bernard Magos, je me défoule au grand air en bartassant.
Cela me permets de porter à 13 le nombre de départs trouvés .
Parmi ceux ci, deux me semblaient plus intéressants, de même type et sur lesquels je me suis activé.
Le C6: petits puits d'entrée de moins de deux mètres à agrandir, suivi d'un étroit boyau donnant après quelques mètres par une fenêtre en paroi haute d'une salle pentue. Hélas, le fond semble bien colmaté.
A revoir en période de "vaches maigres".
Entrée du boyau.
Etroiture dans le boyau avant accès au ressaut sur la salle.
Coulée massive dans la salle à -5m
Plafond dans la salle
Accès au fond de la salle.

Le C11 (toujours pas de charbonnière 😊) Petit puits d'accès idem au C6 et boyau étroit faisant suite.
Hélas si je sais me glisser dans le puits, impossibilité de se casser pour pénétrer dans le boyau. Pour le bien, il faudrait vider le puits d'accès ce qui est impossible vu l'étroitesse de celui ci. Il me reste à ouvrir le haut de l'accès au boyau. Quelques pailles après, je peux m'introduire dans celui ci. Petite pente et élargissement formant mini salle. Sur la droite le conduit plonge vers un puits qui semble profond.
         
                   Guido au départ du puits .                                          Le puits.
Quelques semaines plus tard, j'y retourne enfin pour le montrer à Guido et Nicolas. Ils y descendent (corde de 30) sans moi (je n'avais pas pris mon matos perso!). Surprise, au fond ils trouvent des traces anciennes de désob? Le puits d'entrée se serait il peu à peu rempli avec les années et interdisant le passage dans le boyau ?
Ils me signalent au fond, une remontée très grasse avec une étroiture qu'ils ne sont pas tentés de passer. Y aurait il une seconde entrée ?
Ce n'est que tout début 2019 que j'y vais faire un saut. Le fond est effectivement très gras. Une suite plongeante verticale étroite (type faille) est envisageable. Légère présence de Co2 (crainte pour les mois qui viennent d'une remontée du taux de Co2).
Je passe l'étroiture dans la remontée grasse. Derrière la zone est propre, sans argile; mais je tombe sur une seconde étroiture très, très sévère. Seul dans ce trou, je ne trouve pas raisonnable de la passer. C'était bon quand j'avais 30 ans de moins ! Je reviendrai.
Petits détails dans la zone propre après l'étroiture.
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Grotte de Barjac
(Réseau Bernard Magos)

 Les cinq premières photos ont été réalisées avec un téléphone portable lors de la découverte. Les deux dernières avec un appareil photo simple. Elles n'ont donc aucune prétention.
A tout seigneur tout honneur: notre ami Bernard Magos lors de sa visite.
Triangle. Il y a plusieurs groupes dans le réseau.
Bassin aux coupelles. La plus grande mesure plus de 30cm.
Un gour parmi les dizaines de gours.
Fistuleuse carrées soudées au sol. Il y en a à plusieurs endroits.
Quelques sapins en bord de gour. Il y en a des centaines.
Gour plus classique.

Reste à découvrir dans le livre (à sortir d'ici quelques mois) la multitude d' excentriques, disques, draperies, papillons, fleurs... 
Un univers unique, fragile et extrêmement dense de concrétions entre lesquelles il faut cheminer avec la plus grande précaution vu leur proximité immédiate et permanente des visiteurs.
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Un grand merci aux équipes extérieures qui nous ont apporté leurs connaissances, leur aide et leur temps pour topo, photos et film.

Le Gardèchti.

samedi 23 février 2019

Savonnières en Perthois weekend 9 février 2019

Le rendez-vous tant attendu de l'année est arrivée. Au grand damn de David et Dolores qui n'ont pas pu venir à cause du boulot.

Cette année, c'est mon père qui accompagnera. Ancien spéléo, lorsqu'il venait, c'est en voiture qu'il allait jusqu'au camp. Ces anciennes incursions avaient pour objectif de faire les grottes. Cette fois-ci, il pourra en profiter autrement, en visitant les lieux et prendre des photos de ces vestiges.

C'est donc le vendredi 8 que je rejoins mon père afin de faire la route ensemble. Sur la route, nous recevons un sms de Benoit (ULS) qui nous informe être déjà sur place et qu'ils n'attendrons pas et vont directement au camp.

A notre arrivée au camps, c'est une belle surprise qui nous attendait. En effet, l'ULS c'est dépassé cette année, c'est un camp de luxe que nous avons (table, décoration, cuisine, étagères, porte matos,...). Merci à Benoit, Mathéo, Tom et Renaud pour cet aménagement.

Le samedi, le démarrage fut difficile. Mais ensuite, nous nous répartissons en différents groupes pour faire quelques grottes. Cette fois-ci, j'accompagnerais le groupe qui démarre dans la Sonnette. Solène avait envie d'équiper et nous avons pris la direction de l' entrée 2. Mathéo équipera l'entrée 1 et rejoindra notre groupe.

Deux équipes sont partis pour équiper Avenir, Grande Viaille. Notre groupe se mobilisera pour aller déséquiper l'Avenir après avoir mangé un morceau.

Ensuite, une dernière grotte doit encore être déséquipée. C'est le gouffre de la Besace, nous partons à plusieurs jusqu'à l'entrée. Je laisserais les autres descendre car il y a encore un groupe dedans. Cela fait trop de monde. J'attendrais à l'entrée que les derniers sortent. Semblant de rien, c'est le froid qui s'installe. Dès que le dernier est sorti, c'est presque au pas de course que j'avance car il est temps de se mettre au sec.

La fin de soirée se fait comme à l'habitude, un bon plat de pattes Bolo, avec un petit verre pour l'accompagner.

Le dimanche matin, c'est l'heure de tout ranger et de plier bagage pour retourner chacun de son côté et retrouver sa salle de bains et son lit bien douillé.

Fred. C.





dimanche 11 novembre 2018

Camps de la Toussaint "uls" à Bolendoz

Pour la toussaint, j'ai rejoins mes amis  de l'ULS pour un camp dans le DOUBS.

Ce sera ma première grande route en moto, avec tout le matériel chargé. Voulant également profiter de la route, je n'ai pas emprunter l'autoroute pour le voyage allé. C'est donc un voyage de 8h30 pour faire 600km en passant par des villages bien sympathiques pour la rétine.

Je suis arrivé le premier au gite de Bolendoz, le feu était déjà allumé (merci au propriétaire pour ce geste). Tom et Marie seront les suivants, suivi bien plus tard de Pierre, Thibault, Antoine, Barbara, Enrike et sa copine (désolé, j'ai oublié le prénom).

Le 1er novembre, 1 er jour sous terre, nous partons en direction de la Beaume des Crêtes. Thibault avait oublié son sous-pantalon, Antoine ses chaussures. Sur le temps qu'ils font l'aller retour au gite, je prends le matos pour équiper jusqu'au réseau des chinois. Quelqu'un d'autres veut équiper? (pas de réaction), Ok, je continue :) :).

Arrivée au collecteur, on constate que le niveau d'eau est vraiment très bas. Nous prendrons la direction de l'amont pour rejoindre le siphon. Marie s'est arrêté un peu avant, mais avait déjà fait plus que l'année passée, l'année prochaine elle atteindra certainement le siphon ;).

Le 2 novembre, nous prenons la direction de la Légarde. C'est Antoine qui souhaite équiper et nous arrivons très vite à la trémie (-130 m). J'ai même failli arriver plus vite que prévu. Lorsque j'ai enlevé ma petite longe lors du passage de fractio, j'ai pu voir à temps que mon descendeur était ouvert (j'ai eu un coup de chaud).
Ensuite, c'est le passage de la trémie au 7 étroitures. L'une d'entre elles, demande d'enlever le matériel pour pouvoir passer. Et même comme cela, tout le monde ne passera pas.

Le 3 novembre, c'est le jour de notre objectif pour ce camp, "la traversée du Verneau". Arrivée à la salle Machin, on enfile les néoprènes et on se fait dépasser par un autre groupe de 4 personnes (on se croisera régulièrement dans le réseau).

Nous avions prévu de passer par le puits qui shunt le siphon des patafouins, mais c'était sans compter le niveau très bas de l'eau et du passage de l'autre groupe par le siphon. Après une grande hésitation d'Antoine et la motivation de Tom et moi-même, c'est décidé, je vais passer en premier.
1er essai: je plonge la tête dans l'eau, je tire sur la corde jusqu'à ce que je n'y arrive plus (la corde était coincé dans un béquet rocheux), je reviens. Ce n'était pas pour rassurer les autres.
2ème essai: je remets la tête sous l'eau, je tire sur la corde, j'avance les yeux fermés, je tire encore, jusqu'à ce que je sens que la tête est sorti de l'eau. Ouf, c'est passé.
Les autres me suivront les uns après les autres.

 Nous continuons notre traversée, par le tube en U, les salles du petit et du grand Negro, le passage merdique, le puits du légionnaire, du balot,...

Nous avons fait la traversée en +- 13 h. C'est la deuxième fois que je fais cette traversée, et j'espère pas la dernière fois.

Le 4 novembre, nettoyage du matos, du gîte et il est temps de reprendre la route. Toujours à moto, cette fois-ci, j'ai pris l'autoroute à partir de Reims pour gagner un peu de temps (2h).

Fred. Courcelles

samedi 3 février 2018

Savonnières en Perthois vu par Dolores

Je ne pouvais pas finir joyeusement ce mois de janvier sans aller trainer ma carcasse dans une grotte, toi lecteur habitué a mes aventures boueuses et vertigineuses , tu te dis : mais comment a t elle pu s'embarquer dans ce nouveau périple a savonnières en Perthois ( si si c'est la que j'ai été ) en ce qui concerne la spéléo sache que je ne suis pas à l'origine des situations foireuses dans lesquelles je me retrouve, merci Fred ...



MAIS QUI EST FRED ???? un spéléologue chevronné, calme et patient, la pédagogie ,l'envie d'apprendre aux autres il a ça dans le sang, et ça me plait.
Je le soupçonne d'avoir reniflé a des km à la ronde mon big love pour les situations insolites en me proposant de pratiquer la spéléo autre que dans des grottes dites écoles, avec mon mental de claustro c'était pas gagné. Et pourtant, 5 ans après ma dernière grotte je me suis retrouvée dans les étroitures folles de chawresse-veronika , parfois au bord de la panique « non non je t'assure mes fesses elles passent pas » mais après les avoir passés « bha oui une taille de guêpe ça passe partout » après avoir rampé dans des endroits ou je ne pouvais même pas lever la tête.... le truc s'est produit, le coup de foudre, les papillons dans le ventre ( non je n'avais pas faim) et c'était bon, mon cœur était passé du côté obscure ....mais ne nous égarons pas .

Je vais ici te raconter mon petit séjour dans la carrière de savonnières en Perthois, la ou le temps s'arrête, d'ailleurs on a zappé le matin, oui c'est comme ça, ne me demande pas pourquoi c'est la magie de la savonnière . AMBIANCE COLONIE DE VACANCES
27 personnes autour de la table, des sacs de couchages, 2 licornes ( je n'en dirais pas plus) un succulent plat de spahettie....

La première nuit j'ai élégamment roulé dans mon sac de couchage jusque bien 5m de l'endroit ou je m'étais endormie, me demandant tout de même au réveil ce que je foutais la, comme un vieux lendemain de cuite .
Je me retrouve donc entouré de vrais spéléos, des guerriers et des wonder women version souterraine, alors que moi je sais à peine placer mon matos correctement sur mon harnais,

-c'est partiiiiii,
on rentre par la sérieux? dans la chatière... il y'a quoi après ??? Y aaaaaaa quoi ? Une descente , ok, pas un parapluie ?non oufffff ( parapluie =technique de descente que je ne maitrise pas terrible)
-Liiiiiiibre, c'est à moi, Carle c'est bon mon matos ? Merciiiii ( Carl est mon juvénile compagnon de cordée, jeune mais 1000 fois plus expérimenté que moi)
-TJS pas de parapluie ? Non ? Tant mieux... une grosse flaque d'eau, évite de mettre tes bottes dedans elles sont plus étanches, éviiiiiiite bigre j'ai les pieds trempés....
on continue, hey coucou Fred, « la dégaine c'est un déviateur, ne te longe pas dessus, tu l'enlève et tu remet la corde dedans » hein ??? quoi ??? je fais quoi ??? OK ....
« remettre la dégaine, remettre la dégaine....CLICK... yes elle est dedans »
mais que c'est beau ici, comment j'ai pu passer toutes ces années sans faire de spéléo, la trouille surement, ben oui ça doit être ça .... il y'a quand même beaucoup d'eau , et si le niveau monte , c'est possible Carl ??? tu ne pense pas....non .... ça m'arrange.... je descends , wow comment je me sens trop légère sur ma corde, je suis a l'aise par rapport a ma dernière grotte, je râle moins, je demande tjs l'approbation a mon jeune compagnon avant de passer ma corde ou ma longe ou que ce soit ....
oh un déviateur encore ...je fais ma clé....j'essaie d'atteindre la dégaine de l'enfer à une main vu que malgré la sécurité j'ai peur de lâcher la corde , Carl me conseille de la lâcher, que ma clé la bloque , OUI normalement mais la mienne c'est pas sur , allez je lâche, HAAAAAAA ben oui ça tient, effectivement je m'en sors mieux avec 2 mains....ça passe mais wouuuuu la cascade dans le dos....

la on doit remonter, mais du coup il faut attendre que les autres descendent, j'ai froid, Fred m'enroule dans sa burkannette, sorte de petite bâche, c'est déjà pas mal, mais le plaisir est au max quand on place la bougie( voir photo) ...qu'ils prennent bien leur temps pour descendre, moi je suis trop bien, mais que dirais Cristina ??? ca va pas du tout ma chewiiiii NON c'est vrai la chaleur avant le glamour, j'ai un peu l'air d'un allumoir....

tout le monde sait que je suis une nana détraquée avec un petit côté schizophrène , un peu angoissant mais finalement assez sympathique....et la sur 30 m de remontée j'ai eu le temps de faire le point avec l'autre....

HE la cascade la, on va se la prendre dans la tronche, haaaa on remonte en plein dedans en fait
nan mais c'est horrible je vais crever ...allez profites, jamais t 'aurais cru faire ça un jour,
on en a pas vraiment parlé avant du risque de noyade , était ce bien nécessaire de passer par la ?
Profites je te dis, avoue que ca en jette c'est impressionnant la violence de cette cascade, ben elle m'empêche de respirer quand même, oui mais ne serait ce pas un des meilleurs moments de ta vie...premier p30 première cascade ( fais un vœux) ... en plus la bretelle est trop serré j'ai la partie intime complètement écrasée ....
tu as remarqué lecteur, je te parle d'admirable cascade, de la magie de ce moment hors du temps, et de clitoris explosée par un mauvais réglage de bretelle tout ça dans le même paragraphe...la poésie c'est mon dada .

Enfin je viens a bout de cette remontée infernal, la suite se passe dans les méandres de la grotte, et là je suis complètement dans mon trip, des étroitures , des petits passages d'escalades, parfois des positions un peu excentriques, j'ai l'impression d'être une limace qui arrive a se faufiler partout, la bave en moins , par contre n'ayant pas mon guide baraqué habituel (oui Fred c'est de toi que je parle ) je n'ai pas de repères car Mattéo étant plus svelte que moi c'est pas sur que si lui il passe, moi je passe aussi , mais ça été quand même, j'ai tendance a avoir un coup de stress si je n arrive pas a bouger la tête ( ben oui je vais ou si je peux pas regarder autour de moi ), mais dans l'ensemble je me suis sentie plus à l'aise, même sur les cordes ( a partir du moment ou j'étais sur de ne pas faire de parapluie) je n'ai pas beaucoup râlé, j'ai le pas plus sur, je suis tjs un petit boulet « matteooooo t'es ouuuuuu j' te vois plus » mais je pense que ce n'était pas trop vu qu'a la sortie il ne m'en a pas collé une,

encore une chouette expérience, je remercie chaleureusement Fred , sans qui cette aventure n'aurait pas été possible, mais aussi grand merci a Carl qui a supervisé mon matos lors des descentes, et a Mattéo qui nous a guidé dans les méandres...
ET merci a chouchou d'avoir les mêmes délires que moi....

mardi 30 janvier 2018

une randos prévu le 10 mars
départ de la maison de Léaucout (Pecq) jusqu'au mont St Aubert
aller retour (+/-20km)
Possiblitée de faire 10km, nous laisserons une voiture au sommet du mont
départ prévu 10h00
renseignements voir Gérard Courcelles

mercredi 17 janvier 2018

Galerie des sources vu par Dolores



j ai vu de la lumière je suis rentrée... que dire du monde souterrain?? je ne le connais pas encore assez bien pour en parler pdt des heures comme je peux le faire en trail ou en escalade... il faut que je m habitue à ce monde ou les cordes ne sont pas dynamiques et ou on ne fermes pas forcément les mousquetons 🤔 la ou tout est humide et glissant... mais où ca vaut la peine d aller par ce que les concretions c est aussi beau que les paysages ...( bon dans celle la malheureusement il y a eu du vandalisme ..la bêtise humaine) par ce que finalement c est amusant de ramper dans des boyaux ou j ai vraiment pas l impression que ca va passer et de grimper en bottes hello kitty dans des entonnoirs, ou l opposition est de rigueur alors que tout ce que je veux c est des grosses prises...quand a plusieurs moment l autre ( je suis pas toute seule dans ma tête) me conseille de me barrer par ce que on est peut être pas fait pour ce genre d étroitures.

des moments de stress quand on te confirme que c est le bon chemin mais que attention il y a 5 m !!! mais 5 m de quoi? de vide? de puit à remonter..vite comprendre que je suis la seule à qui cette histoire de 5 m perturbe...et continuer en râlant....oui je râle bcp pour la forme mais en vrai il n y avait pas de quoi vermifuger un nain de jardin...c est juste que j ai un esprit tordu...et puis j ai peur qu' on perde la clé de la porte ou que quelqu' un vienne boucher l entrée pour je ne sais quelles raisons obscures...un speleophobe?? peu probable...mais dans mon monde tout peux arriver 😂😂😂
trouver des oeuvres d arts oui les spéléologues sont des artistes, big ben, la tour Eiffel, l atomium, un avion et même un phallus de taille plus que correcte ( si c est un auto portrait je serais curieuse de rencontrer l artiste 😁)
voilà voilà où commence mon nouveau kiff de spéléo ..

Dolores

vendredi 12 janvier 2018



RAPPORT GARDECHE SEPTEMBRE à DECEMBRE 2017

6 et 7 septembre. Bartasse sur le secteur de la baume des Guêpes. L'occasion de trouver un aven    (D3) bouché au fond d'une dépression de petite combe et au pied d'une falaisette de quelques mètres. 
Une vingtaine de mètres en aval, un petit départ (D4) dans des roches en surface. Je crains une petite faille de Lapiaz. Comme c'est proche de l'aven bouché.... pourquoi pas.

     

La dépression du D3, son fond est bouché,                                 Départ du D4 (2)
Une arrivée en paroi à voir. (1)

8 septembre.        Je montre ces deux nouveaux points à Jean Bernard, puis nous reprenons une      séance de désob et de remontée de gamates du fond de l'aven des Guêpes.

10, 11, 16 septembre. Je retourne sur les deux points précédents. 5 pailles dans la faille du lapiaz.
 Finalement, celle ci tourne et s'enfonce entre des gros blocs disloqués qui semblent venir de la chute très ancienne à cet endroit du prolongement de la falaisette du D3. J'abandonne. 

                       
    La faille s'enfonce et tourne à gauche. (3)                            Fond du couloir dans les blocs.  (4)
        
Quant à l'aven bouché D3, j'agrandis et vide le petit conduit pénétrant dans la falaisette. Comme je le pensais, ce n'est qu'une arrivée de surface se jetant à une époque dans l'aven.
                                                                                 Le conduit vidé. (5)
Ce dernier nécessitera une bonne équipe si on veut s'y attaquer. Mais il est à craindre qu'il soit fortement rempli.

18 septembre. Je rejoins la forte équipe qui travaille sur la Reinette (voir Blog du Gasoil) pour donner un coup de main en vue de la radiolocalisation par balise post-siphon. L'occasion de revoir Daniel Chailloux à l'oeuvre avec son matériel. Après une bonne séance de débroussaillage, car évidemment le point recherché est en plein milieu d'une zone inextricable, Daniel le définit avec exactitude. 

2 octobre.      Nouvelle séance désob à l'aven des Guèpes et les éternelle gamates à remonter.

7 octobre.      Bartasse stérile dans le secteur et petite séance de désob au D5; légère voûte affleurante   que j'avais trouvé fin août et oublié, mais heureusement retrouvée par Jean Bernard qui l'a attaquée.

9 octobre       Nouvelle séance désob à l'aven des Guêpes avec Jean Bernard. 25 gamates remontées     et l'ouverture au fond d'un pertuis donnant un mètre plus bas sur un couloir bas et voûté d'environ deux mètres de long, mais au sol désespérément bouché.
On va abandonner quelques temps, car maintenant, il faudrait être à trois.
 
    Trou du pertuis dans le sol  (6)                                             Fond du couloir bas  (7)
                                                                 Croquis actuel.  (8)

17, 20, 22, 23 octobre. Je reprends les travaux au B2, laissé de côté depuis le 1er semestre.
 Début d'agrandissement du P3 impénétrable (suite du P2 sous la coulée). 10 pailles pour commencer puis perçage + marteau + burin dans un argile calcité et compact qui résiste. Vraiment pénible !
                                         
        Entrée agrandie du P3.   (9)                                                Le P3 qui plonge impénétrable. (10)

29 et 30 octobre. Week end en Lozère. Sur l'invitation de Guido Goossens, que je remercie visite d'Amelineau dans les gorges de la Jonte, avec entre autres: le club spéléo SC33 de Koortrijk.
Superbe visite. La cavité protégée est ouverte une à deux fois par an.
                     
Quelques modestes photos  de petits coins.  (11,12)
 
(13,14)
(15)
Après midi: ballade sur le causse sous le soleil et découvrir dépressions et dolines cultivées typiques.
Dépression. (16)
Doline.  (17)
Le lendemain matin, visite des parties non touristiques de la grotte rose de Dargilan.
Le fameux clocher. (18)
( Faute de batterie, pour d'autres photos, allez sur le Net...)
L'après midi, balade sur le site minéral de Montpellier le Vieux en plein Causse hyper ventilé et glacial ( les jours se suivent mais ne se ressemblent pas sur le Causse !)

Du 3 novembre au 15 décembre. Onze séances l'après midi d'agrandissement dans le P3 au B2.
34 pailles utilisées et à chacune un bon kit de gravats à remonter et sortir en surface. Il n'est pas question de "saloper" la cavité.
Quatre mètres plus bas, j'arrive dans le haut d'une très belle diaclase.
La fenêtre à agrandir donnant sur la diaclase.  (19)
 Celle ci vraisemblablement formée par un décollement du massif. Les deux parois sont verticales et plongent de  5 à 6 mètres environ. Celle de gauche couverte de calcite couleur argile. Celle de droite blanche à beige avec un beau concrétionnement.
                   
           Plafond de la diaclase  (20)                                                           La diaclase  (21)
 Le fond à environ 5 à 6m lui aussi très clair et cristallisé part en pente sous la paroi droite, mais aussi semble t'il à l'aplomb de la fenêtre. Le plafond est couvert de stalactites draperies et coulées. En face, la diaclase est barrée par une très belle coulée claire sur toute la hauteur. Il devrait y avoir vers les 2/3 possibilité de passer derrière après un petit élargissement, car la diaclase semble continuer.
Le gros problème est pour l'instant l'impossibilité de descendre sans agrandir ! 
Cela signifie faire tomber les gravats des tirs, donc dégrader...
En effet la fenêtre fait de 17 à 27 cm de large. Derrière la coulée que l'on voit sur la photo (19) se cache des stalactites; il n'est donc pas question non plus de les briser en passant à travers, même si c'est la solution la plus facile.

La première étape consistera à creuser la paroi gauche dans sa partie avant la fenêtre, puis pour la partie dans le vide au dessus de la diaclase, construire une cage métallique avec grillage et bâche à fixer contre la paroi à agrandir pour y récupérer le maximum de gravats et leur éviter la chute et les dégradations consécutives.
Condamnation provisoire de la fenêtre  avant creusement de la paroi gauche (22)
Bon courage mon garçon !
Remarque: Oui, je sais. Avec les pailles c'est peut être plus long, mais on gère mieux l'avancée et la taille des agrandissements en minimisant les dégradations. 
Ouvrir une cavité tout en la respectant, c'est respecter les autres pour leur permettre de l'apprécier.
Dans la mesure où ils la respectent......
A bon entendeur du sud, salut.

Participants: Jean Bernard, bien sûr, l'indéfectible.

Les membres du Gasoil, les plongeurs et tous les présents sur le site de la Reinette.

Le SC33 avec mes remerciements pour leur sympathique soirée à Meyrueis;
Gael et sa famille du SC.Aubenas.
Messieurs Sahuquet, Pratlong et le propriétaire de la grotte de Dargilan pour le temps qu'ils nous ont consacré à la visite de leur grotte.
Guido Goossens pour cet excellent Weekend.
Et tous ceux que j'ai oublié, C'est l'âge !

Le Gardèchti.