mardi 12 septembre 2017



RAPPORT GARDECHE AVRIL à AOUT 2017

4, 6, 21 Avril. C'est bon: je passe au B2 (voir rapport 1er trimestre).
                        Le puits d'environ 1m de large descend en forte pente argileuse et ressaut sur 8 mètres.
Ph1: Début du puits (P2)
Ph2: le P2 au 1er palier
En bas du P2,sur la droite une coulée obstrue la suite du puits. Trois petites ouvertures, environ 40x20cm donnent sur une niche en pente forte vers une autre ouverture de dimension similaire, accès à la suite (P3) Ph 3 & 4.
Quelques pierres lancées laissent penser à une chute d'une hauteur similaire d'environ 8 mètres.
Ph3: une des trois ouvertures dans la coulée.
Ph4: autre ouverture d'accès.
En bas du P2, sur la gauche, un petit passage bas en se coulant entre les concrétions donne accès à une salle d'environ 6x4m bien concrétionnée. Ph 5 à 8.


   Photo 5: Dans l'entrée de la salle
Ph 6: dans la salle.
                                                                                                                 Ph7: Vers la diaclase.                                   
Ph8: Plafond typique de la cavité.
Dans cette salle sur la droite,une petite escalade donne accès à une diaclase étroite et courte. Photos 9 à 11.
Ph 9: Fond dans la diaclase.
Ph 10: Draperie corrodée dans la diaclase.
Ph 11: Plafond dans la diaclase.
Dans la salle sur la gauche, une petite conduite impénétrable au début (plancher stalagmitique) et en pente, donne accès vers un autre petit puits (P4), lui aussi d'environ 8m (au son).. L'élimination du plancher (argile sur calcite) permet de me glisser dans celle ci. Au bout la conduite plonge fortement vers une petite ouverture qui donne accès à la suite. La forte pente et l'exiguïté me font abandonner une tentative de désob à cet endroit. Photos 12 à 14.
Ph 12: Entrée de la conduite.
Ph 13: La conduite en cours d'agrandissement.
Ph 14: Fin de la conduite et accès au P4.
A droite de la conduite, entre des lames où j'ai stocké discrètement les gravats invisibles, il est possible de se glisser. Après quelques mètres de contorsions, un espace plus large donne sur un nouveau regard vers un puits de même profondeur. En fait, ce regard donne (invisible) dans le plafond de la conduite !!!
La poursuite de l'explo passe donc par la suite du P2 vers le P3. Celle ci étant dans une coulée, nul doute que les parois en dessous doivent être concrétionnées (contrairement à l'accès par la conduite au P4). Elargir à la paille, même petite, c'est envoyer des gravats avec le risque de casses.
N'ayant plus de caméra en fonctionnement, je ne peux vérifier.
Il y a donc là un dilemme, un choix entre la protection et la découverte.
Je n'ai pas encore tranché.

9 avril. Retour à la Sablière dans un petit aven où j'avais travaillé au printemps 2015 dans un laminoir. Au bout de 3 pailles, j'abandonne: trop dur et absence de courant d'air.

25, 28 avril & 1 mai. Dans le secteur du B2, je m'attaque au B10: un couloir bas dans une falaisette.
Après 6 pailles dans un pont rocheux très récalcitrant, je passe. Photos 15 à 17.
Ph 15: Entrée du Bec 10 ou trou du rouge gorge.
Dans l'ombre au fond: le pont rocheux
.Ph 16: Le pont rocheux avec inscription.
Ph 17: Inscription feutre. A priori:
14/.../87
JM
Je fais une dizaine de mètres avec au bout, un court laminoir à creuser, puis le couloir tourne à gauche et bute sur nouveau pont rocheux et concrétions. 
En l'absence de courant d'air (on n'est pas dans l'Aude), j'abandonne. Photos 18 à 20.
Ph18: Le couloir vu du milieu.
Ph 19: Le court laminoir à creuser.
 
Ph 20: Le fond.

30 avril & 18 mai. Bartasse sur St André de Roquepertuis dans la ravin de Barbaquière. 
                               Vu trois petits départs. Photos 21 à 23.

Ph 21: Trou type renard
Ph 22: Trou 3m au dessus, doit être en relation.
.Ph 23: autre départ.

2 mai. Réouverture de l'aven Jana, pour permettre à l'archéologue d'entamer sa fouille et son étude sur la sépulture multiple. Retrait des blocs et pierres cachant l'entrée et pose d'une grille. Quinze jours après, travail inverse: pose d'un feutre de chantier sur la fouille de surface et couverture de celui ci (environ 4x2m), et fermeture de l'aven grille plus blocs.
 Travaux effectués avec l'équipe du club de St Privat.

9 mai. J'amène mon collègue allemand Jan, à l'aven "Jan" que j'avais trouvé en novembre 2015. Il ne   l'avait pas encore visité. Il peut y faire une première dans un couloir que je lui avais laissé.                  Photos 24 à 26.
Ph 24: Fond de l'Aven Jan.
Ph 25: Ca se fête.
(A consommer avec modération)
Ph 26: Sinon la sortie sera difficile Jan !
Il y a une désob possible au fond, mais il faudra aménager un échafaudage grillagé contre la pente pour stocker les pierres. Encore faudra t'il le faire passer par l'entrée ( je ne suis pas un adepte des agrandissements intempestifs. Il faut garder le caractère sportif à la pratique de la spéléo).
J'en profite pour lui montrer l'aven Jeanne que j'avais trouvé dans le même secteur en juin 2016.


 2 juin. Aller et retour jusqu'au siphon dans Baume Salène: à cette date, cela passe,mais juste...
 TPST: 2h30. L'occasion, comme souvent de rouvrir le passage ensablé du court circuit. Il faut  compter 40 minutes du siphon à la sortie.

Juillet. La venue de Fred dans le Vaucluse lui permet de faire deux incursions dans le Gard.
Cette année pas de puits. S'il était venu un mois plus tôt ou s'il m'avait prévenu lors de son          passage dans le Gard au premier trimestre, on aurait pu faire une grosse sortie...
 Histoire de ne pas perdre les habitudes de la spéléo sportive à la belge, je lui ai choisi deux réseaux à étroitures que je ne connais pas ou peu (région de la Cèze).
Le premier: joli réseau pour ses concrétions, la plupart à portée de mains. Le réseau est un peu labyrinthique avec étroitures, mais le gros problème est un sol gras qui condamne à terme irrémédiablement les beautés de celui ci. Une porte ou la fermeture de ce réseau aurait été bien nécessaire. La présence de CO2 dans la grande salle déclive nous a empêché de faire l'intégralité.
Le second: l'aven A..... Réseau lui aussi étroit, mais avec l'avantage d'avoir un sol pratiquement sans argile ce qui lui permet de garder un aspect très propre. Se déchausser à certains endroits est conseillé et regarder. Photos 27 à 31.
Ph 27.
Ph 28.
Ph 29.
Ph 30.
Ph 31: Bon! C'est fini Fred. On sort oui ou non ?

20 juillet. Une grotte sur la cèze avec Olivier et guidé par Régis pour voir une partie que je n'avais  pas eu l'occasion de parcourir en 2010 et 2013. Là aussi, une forte fréquentation dans un  réseau argileux montre en quelques années une rapide dégradation. Faudra t'il en venir à  mettre des portes partout ? Pourra t'on encore "publier" longtemps sur le Net ? Ou faudra t'il revenir au bulletin papier de club partagé entre amis spéléos ?
Mais n'y a t'il pas avant tout une véritable éducation du spéléo en matière de "Protection" et donc de "Respect" tant des autres que des cavités et de leur patrimoine ? Photos 32 & 33.
Ph 32: Champignon ?
Ph 33: Pâtes ?

Août. Cinq séances de remontées de terre et de pierres avec J.B, à l'aven de la baume des Guèpes. 
 Au fond (-7), le puits incliné forme une cloche sous la pente. Les parois semblent partir verticalement. Du coup le puits va passer d'un diamètre  de 1,20m à un ovale de 1,20 sur 2,50m. C'est à dire deux fois plus de remplissage à remonter..... Il faut espérer que cela change vite de forme.

Participants: Jean Bernard et Philippe.
Fred.
Jan et Reiner
Régis et les membres de son club.
Olivier.
Le Gardèchti.






vendredi 16 juin 2017

Au profit du relais pour la vie

Découverte du Milieu Souterrain au Trou d'Haquin.

C'est pour la bonne action que cette DMS a été organisée. Le montant qui est habituellement attribué au club a été reversé pour l'association "Relais pour la Vie" par le biais de l'entreprise Cofidis.

Nous avons emmenés deux familles sous terres.



Je remercie notre club pour avoir accepté ce projet.

Fred. Courcelles

mardi 30 mai 2017

camps en Ardèche avec l'ULS

C'est à côté de Barjac que nous nous installerons pour passer cette semaine de spéléos.

Dimanche 2 avril 2017, nous serons divisés en 2 groupes pour visiter deux grottes et ensuite on inversera (L'aven de l'oubli et Armédia).

Les deux grottes se situent près du village de Tharaux.

Armédia est une grotte assez riche en concrétion mais on rencontre la présence de CO2. La C75 n'est pas de trop pour l'équipement du P45. Ensuite il faut suivre le balisage. Attention, on passe très près des concrétions. Il paraît d'après le 1er groupe qu'après une étroiture c'est de toute beauté, il y aurait un visu sur un lac de 17 m. Il faudra y retourner.

L'aven de l'oubli est d'une morphologie différente.
Avec Mateo, nous descendons les premiers et avant le dernier puits, nous continuons dans le réseau, nous passons une petite lucarne (chouette ça continue). Nous irons promener jusqu'à la base du puits qui donne accès à la dernière salle du bas.
Après avoir rejoint nos 3 camarades, nous descendons la corde équipé par le groupe 1. Nous pouvons tous contempler cette salle du fond.
Benoit est remonté en premier et en suivant les repères données, il a pu confirmer par sa lumière et par sa voix que la base du puits communique avec la salle du fond.

Nous sortons ensuite retrouver le groupe 1 sorti depuis un moment. Et c'est au village que Pierre nous demande si on a trouver la grande salle. NON, car on ne savait pas qu'il y en avait une. A retourner également.

On finira la soirée avec un bon Pates Bolo.

Lundi 3 avril:
Nous serons 7 à prendre la direction de la l'Aven de la Lucarne. Lors de notre arrivé près du camp Naturiste, je me rappelle que je suis déjà venu dans le coin avec Patrick (Gardechti). A proximité du trou, nous rencontrons 3 autres spéléos qui sont venus faire de la photo. Ils passeront devant et nous profitons pour casser la croute. Le soleil était au rendez-vous.

C'est Delphine qui goutera au plaisir d'équiper (enlever celui qui est sur place, installer le sien et accrocher à nouveau celui des autres).
Le descriptif n'étant pas assez précis, on se retrouve avec des cordes insuffisantes. Utilisation d'une corde de manière anticipé.
Matéo et moi allons voir après l'étroiture et rencontrons à nouveau nos 3 photographes Français. Ils nous expliquent que le P30 est juste après mais qu'il faut respitter car il y a un gros frottement. Sachant que l'on a déjà utilisé notre C42 et que l'on ressent le CO², on décide de remonter et de changer de grotte. Si on doit revenir, on prendra les cordes adéquates.

La grotte de la Buse:
Nous partons donc en direction de la Buse, à 2 min. du gîte. Pas de descriptif, je connaissais juste l'entrée de la grotte dans le fossé. C'est Maude qui démarre l'équipement et après être passé la première partie, des goujons sont en places (on a pas le matériel adéquat).
On profites du passage précédent pour faire un exercice de secours devant 2 des jeunes (Delphine et Karl). La victime est nommé d'office, ce sera Thibaut. Un palan poulie est mis en place avec 1 dév sur poulie et 1 dév humaine.
C'est ensuite que le plus beau arrive. Nous prenons prenons l'étroiture, descendons sur les broches, une salle bien concrétionné et balisés s'ouvre à nous.
Dans cette salle, un départ étroit et boueux, nous amène à un autre réseau et surtout une autre partie étroite. Maude s'arrête pour laisser passer Delphine (plus fine) afin de voir si ça vaut la peine de faire l'effort. L'information reçue est que ça passe et que cela donne dans une très grande salle.

Maude avance, je la suis. Après le 2ème passage étroit, je tourne la tête vers la suite et je me dis que ce n'est pas possible. Je commence un retour en arrière, mais Maude me remotive en expliquant la suite. Ouf, je suis passé ( le retour passera comme une lettre à la poste). Karl suit, suivi de Benoit, Thibaut et Matéo. Nous ouvrons grand les yeux car il y a des choses à voir, la salle paraît immense.

En haut de la première escalade, sur une mauvaise compréhension, on décide de faire demi-tour.

C'est Thibaut et Matéo qui s'occuperont du déséquipement. Nous sommes de retour au gite à 20h.

Mardi 4 avril:
L'objectif du jour est la grotte Saint-Marcel (réseau 4).
Nous serons 13 à prendre le départ (tout le groupe du gîte ainsi que la famille Moreau). C'est Jean-Louis qui aura fait la demande d'accès.

A 13 dans les puits, cela prends un peu plus de temps mais la bonne ambiance est présente. Nous avons progressé pendant 8h dans un vaste réseau reprenant de gros volumes, et de beaux concrétionnements.

Nos traversons le circuit touristique sous le regard ébahi des touristes présents. Quelles sont leurs pensées en nous voyant s'enfoncer dans l'obscurité du réseau? Des futurs spéléos? ou pas.

Mercredi 5 avril:
Maude et Murielle resteront au gîte.
2 groupes sont formés: Adrien, Pierre et Thibaut iront faire la buse jusqu'au réseau supérieur. Ensuite, ils iront voir la grotte Esteban.

Benoit, Matéo, Delphine, Karl et moi iront dans la grotte Esteban.
Après la visite, nous avons été voir l'entrée de la Barbette. Etant devant l'entrée, nous y sommes entré pour découvrir que ce n'était pas qu'un boyau mais qu'il y a un peu de volume.

Ressorti, nous retrouvons Maude et Murielle au gîte. Dans l'après midi, nous prenons la route pour les cascades de Calcatès à Roque sur Cèze.

Après une petite sieste, direction le village. Pas de chance, la gérante du café était en pause. Ce n'est pas grave, l'auberge un peu plus loin nous a abreuvé.

Au soir, tout le monde se retrouve pour un barbecue couscous (très bon comme d'habitude).
Alors que le repas était terminée depuis un certains temps, une odeur de brûler arrive dans les narines Ce n'est pas grave, c'est l'ampoule qui a pété (pensais-t-on). C'est alors que j'allais chercher de l'eau que je vois que la plaque électrique était toujours allumé. Le plat en verre contenant la semoule posé dessus. J'ai soulevé le couvercle et PAF, le plat en verre explose. Un fou rire démarre dans la pièce (n'est-ce pas murielle?), et on se met à tout nettoyé.

Jeudi 6 avril:
Nous prenons la direction de la Goule de Fossouby.
De beaux puits seront équipés jusqu'à la voute basse. la voute mouillante sera, ce jour, un siphon. Celui-ci n'étant pas très accueillant (sale, branche, mousse,...), nous décidons de faire demi-tour.
C'est en remontant que Thibaut laissera couler un kit contenant une corde et quelques mousquetons au fond d'une vasque.

En attendant les derniers, c'est à une cour de récréation que nous avons droit dans et en dehors du bassin d'entrée. Le soleil présent aidant.

Il nous reste du temps, les personnes n'ayant jamais vu le pont d'Arc partenet avec Benoît. Tandis que je vais avec Pierre et Maude effectuer une petite randonnée qui prend son départ à la Bastide en passant par un point de vue sur les gorges d'Ardèche d'oû l'on peut apercevoir le pont d'Arc. +-7 km en 1h30.

Vendredi 7 avril:
C'est notre dernière sortie du camp.
Pierre restera avec Murielle aujourd'hui et nous prenons la direction de l'aven Rochass. L'entrée se situe dans les gorges de l'Ardèche.
Nous serons 7 à descendre sous terre.
Après le plantage de 2 spits ratés. Matéo en a replanté un et on descendra jusqu'à la base du P40.
Mathéo et Thibaut iront voir en direction du P60 mais ne descendrons pas le puits. Entretemps, Delphine dégage Karl de la corde (entrainement).
En remontant, un petit regard dans la galerie des ours. On peut apercevoir un superbe disque tout blanc et bien protéger par le balisage.
Tout doucement, nous remontons, il est déjà 18h30 et il était prévu de prendre l'apéro chez les Moreau.
Lors de l'apéro, nous avons l'occasion de voir en action des baguettes de sourciers.

C'est ainsi que se termine le camp d'Ardèche d'avril 2017.

Fred

dimanche 2 avril 2017



RAPPORT GARDECHE 1er Trimestre 2017

16 janvier.  Retour aux deux petites cavités ouvertes ou prolongées mi décembre dans les gorges de la Cèze.
Grotte Cèzestève: avec une pelle appropriée, je peux creuser l'argile et me faire un chenal vers le tour de la salle remplie. Plusieurs départs petits descendants et bouchés. Sans suite.
Galerie Fenja: je reprends la désobstruction au bout du couloir où au sol un trou creusé par un petit animal paraît laisser un espoir (Ph1). Finalement, c'est en hauteur du bouchon qu'une ouverture se forme.
Vue sur un mètre d'une pente argileuse remontante jusqu'à la voûte. J'abandonne pas de courant d'air.

Ph 1. Fond de la galerie et petit trou en bas.
25 & 31 janvier & 6 février: Retour à l'aven de la Jouvencelle (Ph2) sur La Bruguière où j'avais battu  en retraite devant la densité du CO2 début septembre.
Pour rappel l'aven fait 5x10m pour 6m de profondeur environ.
Ph2. L'aven vu du haut. Le départ est visible.
Reprise de la désob d'un étroit passage où j'avais fait un tir aux cartouches Hilti il y a 16 ans (Ph3). Après élargissement, je passe (Ph4), hélas le petit puits derrière semble bien bouché par des pierres qu'il sera très difficile d'extraire et de stocker (Ph5). J' abandonne, bien que la suite soit là.
Ph3. Le passage il y a 16 ans.
Ph4. Le passage agrandi.
Ph5. Le départ de puits bouché derrière.

10 Février: Retour sur La Bruguière où je vais éclater un bloc pour mes amis Maryse et Roger. Derrière, cela me parait bien étroit pour qu'ils continuent la désobstruction.
13 Février: Bartasse sur St André de Cruzières (Ph6).
Ph6. Reste de porte d'un reste de ruine...
20, 22, 25 février: Sur l'insistance de Michel Chabaud pour que j'aille ouvrir une fenêtre du 2ème puits de l'aven Maurice sur St André, je me décide. Vu l'étroitesse de la pente d'accès, puis de l'entrée du 1er puits et d'après Jean Bernard du second, je me résous à agrandir le tout pour ne pas galérer avec le matériel.
J'enlève les bosses gênantes de la pente et agrandis la première étroiture (Ph7), puis pose de deux spits.


Ph7
Le 25, je reviens avec l'intention d'agrandir l'étroiture à l'entrée du second puits. Il s'avère qu'il n'y en a pas, Jean Bernard a confondu 1ère et 2de. je descends au fond où il n'y a plus de fenêtre non plus! Celle ci a été agrandi récemment. Derrière celle ci, c'est un mini conduit (h: 10cm) qui souffle de l'air froid. Le mystère sur ce dernier reste entier, d'autant qu'il y a des branchettes pourries dans ce conduit... (Ph8)
Ph8. Amas de branchettes à l'entrée de la conduite soufflante???
26 février: Cela fait bien 20 ans que je voulais bartasser dans le bas du ravin du Destel au dessus de St André de Roquepertuis et sous la résidence de notre ami Bernard Magos. En quelque sorte j'allais sous ses terres.... Sur la rive gauche, je trouve deux cavités. 
Une galerie basse (Ph9) dans un joint de falaise où je pénètre d'une vingtaine de mètres qui semble continuer... mais sans tenue appropriée, il me faut m'arrêter. L'occasion de ramasser un vieux piège à renard avec 2 phalanges prises dans le mord (Ph11) et de ramasser, comme d'habitude, une puce !
Ph9. L' entrée de la galerie.
Ph10. Le piège avec ses 2 phalanges.
Ph11. Détail.
Plus bas près de cette falaise, je suis un petit rang au pied duquel un joint de strate muré (Ph12) ?
Bizarre, je crains une sépulture. Je dégage délicatement deux pierres et voit que finalement il s'agit d'une petite anfractuosité pouvant servir de gîte pour un renard et vraisemblablement murée il y a longtemps par le paysan de la ferme en bas de la combe en lutte contre cet animal (Ph13).
Ph12. L'entrée murée.
Ph13. Une jolie forme d'entrée, mais sans suite.
27 février: Bartasse vers Sauvas.
7 mars: Retour au ravin du Destel sur la rive droite. Un joint de strate dans une petite falaisette donne naissance à plusieurs petits trous avec pierres rapportées et éboulées dans les entrées (Ph14) (lutte contre les renards...). La troisième entrée est la plus large avec une belle forme de conduite, mais obstruée par un triple tronc de chêne vert et un gros bloc coincé entre les troncs et la paroi (Ph15). Il me faudra revenir.
Ph14. Les petits trous.
Ph15. Démontage du tronc pourri parmi les trois.
8 mars: Le lendemain, profitant du temps superbe digne de l'été, j'y retourne, fais éclater le gros bloc   coincé (Ph16) démonte un peu plus le tronc pourri et extraie les pierres rapportées dans la conduite et enfin passer (Ph17).
Ph16. Hilti, mon équipier !
Ph17. Merci Hilti.
Faute d'avoir ma frontale, je pénètre avec ma lampe de poche de secours un peu faiblarde.
La conduite forcée peu large (Ph18) est tortueuse. Au bout de 8 à 10m ,je fais demi tour par précaution.
Ph18. Le début de la conduite.
J'en profite pour prospecter une partie de la grande falaise en aval de cette rive, sans succès: roches très fracturées (Ph19 et 20).
Ph19. Faille de falaise.
Ph20. Grand monolithe séparé de la falaise.
11 mars: Profitant de ces journées exceptionnelles, je retourne dans le Destel pour prospecter sous la limite que je me suis fixé soit: sous les 200m. Les falaises des deux rives se rejoignent à cette côte et offrent de belle formes de baumes,mais sans suite pénétrante (Ph21 et 22).
Ph21. Les baumes et falaises de la côte 200.
Ph22. La petite reculée du Destel.
Je retourne ensuite à la conduite forcée d'il y a trois jours et en combi et bon éclairage je parcours le reste de celle ci qui ne fait finalement qu'une quinzaine de mètres peu larges; 40 à 60cm et hauteur: 20 à 40cm. Peut on parler de première ?  En plus, juste ce qu'il faut pour écraser l'écran LCD de mon appareil photo !!!
18 & 19 mars: Bartasse sur le secteur des gorges: plusieurs trous dont un ( le B5) que je n'avais pas     vu mais où mon pied est brutalement parti dedans (Ph23). Instant de Panique ! Heureusement l'entrée ne faisait que 40x40cm et sans profondeur. Parmi ces trous, deux soufflent.
Ph23. Le "B5" peu visible dans la végétation.
21 mars: Un chasseur me montre un petit puits dans ce secteur. Hélas il s'agit d'un puits cloche        (le "B1") bouché à - 4m (Ph24 et 25).
Ph24. L'entrée du "B1" à droite du matos.
Ph25. Le puits cloche peu rassurant  du "B1" vu du fond
Sur place je retourne sur un des trous soufleurs vu il y a deux jours: le "B2". Dimensions de ce trou au départ: 20x20cm profondeur 60cm (Ph26). Je commence l'agrandissement avec trois pailles.
Ph26. Entrée du "B2"
22 mars: Je poursuis l'agrandissement du "B2".Au fond on devine l'amorce d'une petite voûte   verticale d'où l'air entre ou sort (Ph27).
Ph27. Après décaissement et une paille.
La petite voûte devant le gant.
27 & 28 mars: Suite au "B2",  longue séance pénible (allongé la tête en bas) à extraire la terre et les pierres de ce puits d'entrée (Ph28).
Ph28. Planche pour éviter la chute de pierres et terres dans le puits suivant
et ne pas l'abîmer s'il est propre.
Inquiet de l'absence de courant d'air, le test à l'encens me rassure car le trou aspire correctement.
A force de vider, la voûte pentue donne finalement sur une petite ouverture plus horizontale (Ph29) avec derrière le puits suivant (Ph30). A l'opposé, une petite conduite voûtées'ouvre. Le courant d'air est aspirant des deux côtés; il y a vraisemblablement une jonction des deux.
Deux petits cailloux tombés rebondissent sur peut être une vingtaine mètres de profondeur. Difficile à évaluer avec ses rebonds. A priori, le puits serait en partie incliné ou il tourne. Encore faudra t'il qu'il soit pénétrable ?
Ph29. Petit trou d'accès au puits suivant (P2).
Ph30. En passant l'appareil photo "à l'aveugle" dans le trou.
30 mars: Deux pailles pour élargir le puits d'entrée à: 60x100cm pour des conditions de travail plus    confortables (syndicat oblige!) et abaissement du niveau à un mètre de profondeur, afin d'atteindre à nouveau le fond avec les mains et extraire la terre (Ph31)
A ce niveau, je peux enfin voir correctement la petite conduite voûtée horizontale (Ph32). Après un passage étroit (h: 15cm), elle continue tout droit en légère pente sur environ deux mètres, mais surtout penche vers la gauche, c'est à dire vers le puits (P2).
Aujourd'hui, le trou souffle et aspire irrégulièrement.
Ph31. Au fond en haut, le trou vers le puits.
Ph32. En bas à droite planchette obstruant l'ouverture de la conduite voûtée
horizontale, qui se dirige ensuite à gauche vers le puits.
31 mars: Retour au "B2" pour une grosse séance d'extraction de la terre au fond. La profondeur passe  maintenant à 170cm et l'accès au puits se précise (Ph33).
Ph33. L'accès au P2 s'agrandit.
Je peux maintenant en passant l'appareil photo dans le passage étroit(il ne s'agit pas de le lâcher, ce serait le deuxième!), visualiser le départ du P2. Il parait suffisamment large pour espérer passer et y descendre (Ph34 et 35), sous réserve qu'à travers un trou il faut toujours diviser par trois les dimensions...
Ph34. La pente du haut du P2. C'est encourageant.
Ph35. Espérons que les dimensions soient au rendez vous...
Il me reste à priori une heure environ de travail pour vider correctement le reste du passage. Peut être faudra t'il élargirpour plus d'aisance (voir Ph32 sur la pointe), mais en prenant en compte la chute de pierres qui s'ensuivra et pouvant occasionner de la casse à éviter.

La première sera donc en avril dans le prochain rapport du second trimestre (il faut tenir son public en haleine !).
Croisons les doigts.

Participants: Maryse et Roger.
                     Jean Bernard et Philippe
                    et le Gardèchti.